La mémoire humaine

Sans mémoire, il serait impossible d’imaginer un avenir, nous serions tout simplement dépourvus d’identité. Nous serions incapables de cumuler le savoir indispensable à notre existence. La mémoire est l’étincelle entre le vide et notre humanité. Le mot vient de “mémoria” en latin, “qui se souvient”. On a déjà écrit un article sur ce mot, souvenir.

La mémoire pour réflechir
Photo : collin-guernsey-2791654

1- Quelles sont les différentes mémoires humaines ?

A – Court terme

La mémoire à court terme, également appelée mémoire de travail, est un type de mémoire qui nous permet de stocker temporairement des informations pour une utilisation immédiate. Elle joue un rôle crucial dans la réalisation de tâches quotidiennes telles que la résolution de problèmes, la compréhension des conversations et la prise de décisions.

La capacité de la mémoire à court terme est généralement considérée comme étant limitée, avec seulement quelques éléments pouvant être stockés à la fois. Cependant, des techniques telles que la répétition et la catégorisation peuvent être utilisées pour augmenter la capacité de la mémoire à court terme.

La mémoire à court terme est souvent comparée à un “post-it mental” car elle permet de stocker des informations temporairement jusqu’à ce qu’elles soient utilisées ou transférées vers la mémoire à long terme pour un stockage à plus longue durée.

B – Sémantique

La mémoire sémantique est un type de mémoire qui permet de stocker et de rappeler des connaissances générales sur le monde qui nous entoure. Elle est utilisée pour stocker des informations comme les noms des objets, les concepts, les faits et les règles. Cette mémoire est distincte de la mémoire épisodique qui est utilisée pour se rappeler des événements spécifiques dans notre vie.

La mémoire sémantique est reliée à la mémoire à long terme et peut être divisée en plusieurs sous-domaines tels que la mémoire lexicale (le vocabulaire), la mémoire des concepts (les idées générales) et la mémoire des faits (les connaissances spécifiques).

C – La mémoire procédurale

La mémoire procédurale est un type de mémoire qui permet de stocker et de rappeler des informations sur la manière de réaliser des tâches, comme marcher, nager, jouer d’un instrument de musique, etc. Elle est souvent comparée à une boîte à outils mentale, qui contient les outils nécessaires pour effectuer des tâches automatisées.

La mémoire procédurale est différente de la mémoire sémantique qui est utilisée pour stocker des connaissances générales sur le monde qui nous entoure, comme les noms des objets, les concepts et les faits. La mémoire sémantique est liée à des connaissances générales qui ne changent pas au fil du temps, la mémoire procédurale est liée à des tâches qui peuvent varier en fonction de la situation.

D – Perspective

La mémoire perspective permet de stocker et de rappeler des informations en fonction de la perspective dans laquelle elles ont été apprises. Elle est souvent comparée à une caméra vidéo mentale qui enregistre les informations sous forme de séquences d’événements.

Il existe plusieurs théories sur la manière dont la mémoire perspective fonctionne. L’une d’elles, appelée théorie de la mémoire épisodique, suggère que les informations sont stockées sous forme de séquences d’événements qui se déroulent dans un ordre précis. Une autre théorie, appelée théorie de la mémoire autobiographique, suggère que les informations sont stockées sous forme de récits autobiographiques qui relient les événements à des moments précis de la vie de la personne.

2 – Quelle est la capacité de notre mémoire ?

Je vous laisse regarder dans le détail cet article qui nous révèle que notre cerveau a une capacité de stockage d’un pétaoctet soit 1000 disques durs externes d’un Téraoctet !
Il est donc évident qu’on n’arrivera jamais au bout de notre propre stockage.

La mémoire
Photo : EKATERINA BOLOVTSOVA

3 – Quelles sont les autres mémoires ?

Je passe sur la mémoire de forme qui est réservée aux matériaux et qui ressemble plus à une prouesse technologique pour passer du temps sur les animaux, le corps ou même l’eau.

A – Les animaux

Les animaux ont des capacités de mémoire variées qui leur permettent de stocker et de rappeler des informations importantes pour leur survie et leur reproduction. Certains animaux, comme les oiseaux migrateurs, peuvent mémoriser des routes complexes sur des distances incroyables. D’autres animaux, tels que les éléphants, peuvent se souvenir de leurs proches décédés et montrer des signes de chagrin.

Les mécanismes chez les animaux peuvent varier en fonction de leur espèce et de leur environnement. Par exemple, la mémoire à court terme chez les poissons peut durer quelques secondes à quelques minutes, tandis que la mémoire à long terme chez les cétacés peut durer des années. Les méthodes de stockage de mémoire peuvent également varier, allant de la reconnaissance visuelle à la reconnaissance olfactive.

La mémoire spatiale est importante pour de nombreux animaux, y compris les oiseaux, les chauves-souris et les rats. Cela leur permet de se souvenir de l’emplacement de leur nourriture, de leur abri et de leurs proches. Les animaux peuvent également utiliser la mémoire épisodique pour se rappeler des événements importants, tels que les interactions sociales ou les rencontres avec des prédateurs.

La mémoire des poissons
Photo : lone-jensen-2156316

B – La mémoire du corps la mémoire

La mémoire du corps est le terme utilisé pour décrire la capacité de notre corps à stocker et à rappeler les expériences passées pour influencer notre comportement futur. Cette forme de mémoire est implicite, ce qui signifie qu’elle n’est pas consciente et ne requiert pas de pensée consciente pour fonctionner.

Elle est souvent associée à des réactions automatiques à des stimuli telles que la transpiration lors d’une expérience stressante ou la réduction de la pression artérielle lors de la respiration profonde. Elle peut également jouer un rôle dans les habitudes, telles que la manière de se tenir debout ou de s’asseoir, ainsi que dans les comportements répétitifs, tels que les tics nerveux.

Vous doutez encore de cette mémoire corporelle ? Profitez d’une malheureuse expérience pour en faire le test. Si vous vous coupez avec un couteau lors de la préparation d’un repas vers 11 heures le matin, et bien il y a de fortes chances qu’à 11 heures le lendemain vous ressentiez la même douleur, comme si le corps vous rappelait l’accident de la veille !

C – L’eau

C’est assez énigmatique !

La mémoire de l’eau est une théorie non scientifique qui suggère que l’eau peut stocker et transmettre l’information, y compris les pensées et les émotions. Cette idée a été popularisée par le français Jacques Benveniste dans les années 1980, mais a été largement rejetée par la communauté scientifique en raison du manque de preuves solides pour soutenir ses affirmations.

Selon la théorie, l’eau peut conserver les informations lorsqu’elle est exposée à des substances telles que des médicaments, des élixirs de fleurs, des parfums, etc. Cette information peut être transmise à d’autres échantillons d’eau par simple dilution. Cependant, aucune preuve concrète n’a été produite pour prouver l’existence de sa théorie.

Jacques Benveniste

Chacun se fera un avis sur ce sujet en lisant cet article de l’INA très complet. Disons que tout ceci est troublant.

Conclusion La mémoire

Pourvu que je me rappelle de cet article.

P&P

Photo couverture : Photo générée par l’IA

Philippe & Peggy